Notre mission

Anthropotech a pour mission de soutenir et de stimuler une utilisation innovante et éthique de la technologie afin d’aider les structures solidaires et d’utilité sociale à relever les défis auxquels elles sont déjà confrontées et ceux qui se profilent. Il s’agit aussi de leur donner des clés de compréhension du monde numérique afin qu’elles soient en capacité de protéger les droits des plus vulnérables et de produire des alternatives en cohérence avec l’idée d’une plus grande équité sociale, d’une plus grande coopération, d’une plus grande considération de la personne humaine et de son environnement.

Nous prévoyons ainsi de travailler avec les acteurs de l’ESS, les grandes structures comme les petites associations, les initiatives d’insertion comme celle relevant de l’humanitaire, de l’action syndicale, etc., ainsi que le secteur public. En outre, parce que la justice sociale ne s’arrête pas aux frontières et que la mondialisation demande des coordinations à grande échelle et une mutualisation des efforts, nous comptons nous inscrire dans une dimension internationale et chercher ainsi à créer un impact en Europe et au-delà.

Voulant agir comme catalyseur et rassembleur d’un secteur hétérogène et souvent cloisonné, Anthropotech souhaite œuvrer à favoriser un dialogue entre les acteurs de l’ESS eux-mêmes, mais aussi avec une partie du secteur des nouvelles technologies. En effet, il existe de nombreuses énergies dans le monde « tech » orientées vers les questions sociales et de solidarité, mais elles agissent souvent en parallèle de l’écosystème existant que forment l’ESS et les structures de service public. De l’autre côté, les secteurs associatif, humanitaire et public, davantage établis, restent souvent réticents ou ont un faible accès aux nouvelles possibilités offertes par la technologie.

A travers ce dialogue, Anthropotech cherche à favoriser la conception et/ou le déploiement d’outils communs. Par commun, nous entendons « biens communs », c’est-à-dire qu’ils appartiennent à la communauté qui a participé à les produire et qui les utilisent, à la manière des communs numériques comme Open Street Map, Wikipédia, les logiciels libres, etc.

Pour gérer ces communs, nous souhaitons encourager la création de start-up sociales qui tout en ayant leur économie propre, respecteraient la déontologie de l’ESS et partageraient la gouvernance de leurs outils avec la communauté. Il nous semble, en effet, que c’est ici que l’entreprenariat social aurait le plus de sens, car il assurerait la pérennité des solutions développées et leur évolution.

A la manière du réseau Enspiral qui rassemble les logiciels Loomio, Co-budget, etc., Anthropotech pourrait se transformer en fondation afin de protéger l’ensemble de ces start-up sociales et de faciliter la mutualisation des besoins et les économies d’échelle.

Afin de créer ce dialogue, la production de communs et son organisation, nous avons besoin de rassembler des fonds : mécénat, dons, subventions, investisseurs à impact social, etc. L’idée est notamment de solliciter les acteurs de l’ESS eux-mêmes afin de grantir la souveraineté des structures ESS sur les communs produits.

2017-12-05T11:17:31+00:00 septembre 26th, 2017|